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Ce qui change le 16 février

Le 16 février marque la deuxième étape de la levée des mesures sanitaires prises pour faire face à la vague Omicron. Le gouvernement se montre raisonnablement optimiste sur la perspective d’une levée totale des mesures sanitaires d’ici un mois. Par Franck Lemarc

Boire un café au comptoir est de nouveau possible depuis ce matin. Après une première étape le 2 février, marquée notamment par la levée des jauges et la fin du télétravail obligatoire, le gouvernement continue de dérouler le calendrier prévu par le décret paru le 22 janvier. Sont donc levées à ce jour : l’interdiction de consommer des aliments et boissons hors des espaces de restauration dans les stades, salles de spectacle, de concert, cinémas, etc., ainsi que dans les trains, les avions et les bateaux ; l’interdiction de servir des clients debout dans les bars et restaurants ; l’interdiction d’accueillir des spectateurs sans place assise dans les stades et les salles de spectacle. Enfin, les discothèques et autres bars dansants, fermés depuis le 10 décembre, peuvent rouvrir – après avoir manqué une des périodes les plus rentables de l’année, autour des fêtes du Nouvel an. Nouveaux allégements en vue

Rappelons que le ministère de l’Éducation nationale a annoncé en fin de semaine dernière un passage du protocole du niveau 3 au niveau 2, dans les écoles élémentaires, à la rentrée des vacances d’hiver (soit le 21 février pour la zone B, le 28 février pour la zone A et le 7 mars pour la zone C).

Le 28 février également, il ne sera plus nécessaire de porter le masque à l’intérieur des lieux clos à l’entrée desquels le pass vaccinal est exigé (cinémas, théâtres, musées, bars et restaurants…). Il restera en revanche de rigueur dans les transports et dans les lieux clos non soumis au pass vaccinal, comme les commerces ou les bureaux.

À partir de là, ne resteront plus à l’ordre du jour, au titre des mesures sanitaires, que le port du masque et le pass vaccinal. Autant de mesures qui, a annoncé Olivier Véran ce matin sur France inter, pourraient être en partie levées « à la mi-mars » si d’ici là « les hôpitaux sont en état normal de fonctionnement et si la circulation du virus est très faible ». Le ministre s’est toutefois montré nuancé : le port du masque pourrait être supprimé dans « tout ou partie des lieux fermés » et le pass vaccinal pourrait « commencer à être allégé fortement ». « Peut-être pas tout en bloc », a ajouté le ministre : la levée des mesures pourrait se faire de manière progressive, « par paliers de 15 jours », jusqu’à la mi-avril. Des chiffres favorables

Ce qui autorise le gouvernement à faire preuve d’un certain optimisme est la diminution rapide du nombre de cas de covid-19 : depuis le pic atteint aux alentours du 25 janvier, la pente de décrue est aussi rapide que celle de la crue du début de l’année. Tous les indicateurs sont maintenant à la baisse, y compris les hospitalisations : sur les sept derniers jours, le nombre de cas repérés a diminué de 44 %, celui des admissions en réanimation de 18 %, celui des décès à l’hôpital de 10 %. Les taux d’incidence sont en forte baisse dans tout le pays, même si l’épidémie résiste encore dans tout le sud-ouest du pays : les 14 départements de la métropole où le taux d’incidence reste supérieur à 2000 sont situés dans le quart sud-ouest de l’Hexagone.

Sur le front de la vaccination, le nombre de doses de rappel administrées chaque jour est en baisse constante depuis début janvier : après un pic à presque 600 000 doses quotidiennes vers le 9 janvier, environ 163 000 doses de rappel ont été administrées chaque jour la semaine dernière. Cette tendance devrait s’approfondir dans les prochains jours, maintenant qu’a été officialisée la doctrine « une infection = une injection », qui permet à toutes les personnes ayant reçu une double vaccination et ayant, depuis, contracté le virus, de s’affranchir de la dose de rappel.

Comme le détaillait Maire info d’hier, cette évolution a conduit, lundi, le président de l’AMF, David Lisnard, à interpeller le Premier ministre sur le devenir des centres de vaccination mis en place par les communes. Le maire de Cannes a rappelé, encore une fois, que l’immobilisation de très nombreux locaux pour servir de centres de vaccination « dégrade le service proposé aux administrés » et qu’elle entraîne « des pertes d’exploitation pour les collectivités », dont il faut rappeler qu’elles ne sont toujours pas compensées par l’État.

Source : Maire info
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